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QUEBEC, JE ME SOUVIENS...

17/01/2007 - 29/10/2007
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March 07

L'hiver...

Qui n'a jamais été au Québec ne comprendra pas ce qu'est un VRAI hiver ! Une petite vidéo que je dédie à mes chers petits pvtistes restés au pays et qui ont le courage (ou l'inconscience :p) d'avoir voulu affronter ce fameux hiver, avec ses 40cm de neige, ses déneigeuses et les "tabarnak môdite marde blanche !"
Donc petite vidéo qui me rappelle bien des souvenirs de Québec et de la neige !!!
 
Pour ceux qui aiment la musique, il s'agit des Cowboys Fringants "Les Etoiles Filantes", musique qui m'a accompagné durant tout ce périple...
January 12

Une année se termine..

A vous fidèles lecteurs de mon blog qui se reconnaîtront, amis "québécois" et français dont votre route a croisé la mienne durant cette année 2007, je vous souhaite une très bonne année 2008....avec tout pleins de voyages!
Et promis, je vais prendre le temps de compléter mon blog, car malheureusement pour moi, les vacances sont finies (car être à l'étranger, c'est avoir l'impression d'être en vacances continuellement!), prendre le temps entre le boulot, le métro et le dodo de compléter ce blog qui sera, encore cette année, basé sur les voyages ! Donc promis, encore des photos pour faire rêver et  donner le goût aux voyages!

"S'imaginer une tempête de neige"...

 

Ce billet est tiré du site : http://www.montrealamoi.com/

"Je marchais hier soir dans les rues de Montréal. Juste quelques blocs me séparaient de ma destination, mais ce fut suffisant pour m’inspirer ce billet. Il faut que je raconte à tout le monde ce que peut être la vie à Montréal avant, pendant et après une tempête de neige, sans trop sonner “redite” par rapports à nos premiers billets sur l’hiver. Voilà ce que je me suis dit. Je me suis dit aussi que dans le fond, quand on a vu Montréal au printemps, en été ou en automne mais sans jamais la voir en hiver, on n’a pas idée de ce que c’est, et on ne peut pas affirmer haut et fort qu’on aime Montréal. Ce n’est nullement un message indirect à nos proches qui, depuis plus de trois ans, rechignent à venir nous voir en plein mois de Février, quoiqu’un certain Julien l’ait déjà fait en 2005, c’est simplement un cri du coeur pour cette ville que j’aime tellement quand elle enfile son manteau blanc! Et de toute façon, je comprends très bien qu’un -30° C puisse en rebuter plus d’un. Qu’à cela ne tienne! Voici une tentative de description de ce à quoi peut ressembler la vie à Montréal en hiver.


Montréal avant une tempête de neige

Tout le monde sait, disons deux jours à l’avance, qu’une tempête se rapproche de Montréal. La question pour chaque tempête reste toujours de savoir combien de centimètres vont tomber. 15? 20? 30? 40??? En somme, s’agit-il d’une tempête habituelle ou d’une méga tempête, genre tempête de neige du 16 décembre 2005? C’est que… ça change la donne de savoir ça à l’avance! Les plus mordus scrutent la météo toutes les deux heures (pour ne pas dire toutes les heures), et tout le monde se prépare psychologiquement. Une certaine fébrilité s’empare de la ville la veille d’une tempête, quand chacun sait qu’au réveil, une épaisseur non négligeable de neige sera déjà là, et sera là pour durer tout l’hiver. Et quand il s’agit de la première, c’est la course au garagiste pour aller faire installer ses pneus d’hiver, pour ceux qui ne s’y prennent jamais en avance, comme moi par exemple. Elle est à nos portes, elle s’en vient, et déjà l’excitation monte, les grognements grondent et les amoureux de l’hiver ont hâte.


Montréal pendant une tempête de neige

Le réveil sonne. La première chose que l’on fait une fois levé un jour de tempête n’est pas de se rendre à la salle de bain ni de se faire un café. Non. La première chose que l’on fait un jour de tempête est de regarder par la fenêtre pour constater l’”étendue des dégâts”, autrement dit, la quantité de neige au sol et si possible, sur la voiture.
En règle générale, une journée de tempête, on laisse la voiture là ou elle est, et on se débrouille autrement, sauf si on ne peut justement pas faire autrement. C’est aussi à ça que sert le coup d’oeil par la fenêtre du matin: une évaluation rapide de la dangerosité ou non d’opter pour sa voiture. Et s’il faut prendre la voiture, il faut nécessairement passer par la case “déneigement”, que je développerai plus tard! Quand on a pas de voiture, pas de grand changement, si ce n’est que les bus et les métros sont deux fois plus bondés qu’en temps normal, ce n’est évidemment pas très plaisant.

A la radio, le point sur la circulation en ville et la météo sont particulièrement écoutés et se font plus nombreux. On est pas encore sorti de chez soi que l’on mesure déjà à quel point la journée sera éprouvante.

Ce qui frappe inévitablement un jour de tempête de neige, c’est avant tout ce calme, qu’un incroyable silence favorise pleinement. En ville, tous les bruits sont étouffés par la neige, et parfois aussi par la capuche ou la tuque qu’on se met sur la tête pour se protéger de la poudrerie, phénomène ô combien déplaisant quand de forts vents accompagnent la tempête. J’avais de la difficulté à comprendre pourquoi ce phénomène météorologique qu’est une tempête s’appelait de même, tant le calme caractérise ces journées, malgré le déchainement des évènements. Ce n’est plus le calme avant la tempête, c’est bien “le calme pendant la tempête”.


Montréal après une tempête de neige
Montréal après une tempête est une ville pour le moins folklorique, en fonction de l’accumulation de neige du jour précédent. Voici ce que ça pouvait donner une journée comme hier, alors que je marchais dans les rues de Montréal.

Le déneigement des rues a commencé relativement rapidement, il devrait prendre entre 4 et 5 jours. On assiste alors à un véritable défilé de déneigeuses, suivies de près par deux ou trois camions à neige qui emmènent cette dernière hors de nos routes et qui se relaient régulièrement dès que l’un deux est plein. Montréal se transforme en fait en un gigantesque chantier ou les cols bleus s’affairent pour nous rendre la vie plus facile.

Les routes de la ville sont évidemment déblayées les premières, puis suivent les trottoirs qui se vident les uns après les autres, progressivement. Restent les petites rues qui sont laissées pour compte et sur lesquelles circuler à pied comme en voiture relève parfois du défi. Prendre le bus dans une telle rue demande une certaine souplesse pour emjamber le monticule de neige entre le trottoir et le bus.

Déneiger sa voiture, quand on est garé dans une telle rue et que la déneigeuse est passée, est un véritable cauchemar. Comme vous pourrez le voir sur certaines photos de la tempête du 3 décembre, les déneigeuses déblaient les routes, et ce faisant, elles coincent tous les véhicules stationnés le long de la rue derrière un monticule de neige qui peut atteindre des proportions hallucinantes. Il s’agit pour l’automobiliste de déneiger sa voiture, puis de déneiger ce monticule histoire de se frayer un chemin qu’il forcera de toute façon avec son véhicule, qu’il s’agisse d’un 4 par 4 ou non d’ailleurs. L’hiver est le moment de l’année ou l’on abime volontairement sa voiture, et ou on le fait en toute conscience. “Fuck that” après tout… Sortir de son stationnement est une chose, mais retrouver une place de stationnement à son retour en est une autre. Il faut prendre son mal en patience, ou se stationner n’importe comment comme le font la plupart des automobilistes, contraints et forcés d’agir ainsi, ou encore par habitude, ne cherchant même pas une place décente puisque de toute façon, ils finiront garés n’importe quoi une demi-heure plus tard. Pour ma part, j’ai finalement réussi à sortir la voiture du stationnement aujourd’hui, et ce ne fut pas une mince affaire…

Pour finir ce billet non exhaustif sur les joies qui encadrent une tempête de neige, voici une vidéo que j’ai filmée en fin de journée le 3 décembre, en descendant la rue Saint-Denis, alors que la tempête était quasiment terminée (il a neigé presque toute la journée du lendemain pour ne donner qu’un mince 5 centimètres additionnels)."

L'exploration inversée

 
Tiré du Monde (paru le 9.01/08) :
 
 
"
Le principe est celui de l'exploration inversée. Les Européens ont été les explorateurs du reste du monde. A leur tour d'être minutieusement étudiés par de lointains visiteurs. C'était le cas, lundi 7 janvier sur Canal Plus, avec deux chefs papous invités à passer quatre mois en France par un photographe, Marc Dozier, qui les connaît depuis des années. On voit donc Mudeya Kepanga et Polobi Palia débarquer à Roissy en vêtements occidentaux, mais, en ce qui concerne Mudeya, le nez percé transversalement d'une longue tige végétale qui ne passe pas inaperçue. Leur première impression, dans le quartier d'affaires de la Défense, est celle de l'hyperactivité des autochtones.


"Les Blancs ne s'arrêtent jamais. Ils ne s'assoient jamais. Ils vont et viennent sans cesse", constatent-ils. Ce tour de France de deux Papous donne lieu à d'innombrables gags. On assiste par exemple à leur rencontre avec des châtelains du Périgord. "Il y a de la pierre partout. C'est comme une grotte", s'extasie Mudeya en déambulant dans le château. Le dîner est toute une affaire. Les deux Papous sont initiés à l'art de dresser une table avec assiettes, couteaux, fourchettes et verres à pied. "Les Blancs ont vraiment des coutumes étranges. Ce n'est pas facile de manger avec eux. Pour manger, il leur faut autant d'outils que pour réparer une voiture", remarque encore Mudeya. Les deux Papous, découvrant qu'il s'agit d'un dîner très habillé, mettent leurs plus belles plumes et leurs plus beaux colliers.

"Ici, on ne dit pas bon appétit", leur explique une convive. "Chez nous non plus", rétorquent-ils. Le tour de France se poursuit avec la visite d'une cité délabrée, d'un salon de coiffure, d'un supermarché, d'un club de musculation. Les deux voyageurs apprécient les appareils nickelés et les haltères, beaucoup moins les boissons protéinées qu'on leur fait ingurgiter. "Les Blancs veulent toujours rester jeunes. Ils sont toujours inquiets pour leur visage et pour leur corps", constatent-ils. Le cochon est très important en Papouasie-Nouvelle Guinée, où il sert à mesurer la richesse. "Là-bas, pour se marier avec une femme, il faut payer sa dot en cochons. Alors, je me suis dit que si j'emmenais mes amis dans un élevage industriel, ce serait comme leur faire visiter la salle des coffres de la Banque de France", raconte leur guide photographe. Ce qui surprend le plus les deux Papous, c'est l'attitude modeste de l'éleveur breton. Il a six cents cochons, et il ne se considère pourtant pas comme un homme riche! On suit encore les voyageurs sur les champs de bataille de la première guerre mondiale, aux sports d'hiver, au Palais-Bourbon. Retour au pays natal : ils déballent un buste de Marianne, objet totem de l'étrange pays qu'ils viennent de parcourir".

Dominique Dhombres
 
 
Pour voir des extraits sur le site de Canal+ : http://www.canalplus.fr/index.php?pid=2186
December 15

Des nouvelles de la France...

Un bon bout de temps que je n'avais pas complété mon blog.. J'étais habituée pourtant à le mettre à jour régulièrement en y rajoutant de nouvelles photos de mon périple! et bien qu'est ce qui se passe Laetitia ?? Faut dire que le retour en France, c'est devenu la routine...Je suis pourtant dans une des plus villes du monde,Paris ! (bon promis, je mettrais des photos de la Tour Eiffel, des Champs Elysées...). Enfin, il faut dire que le choc culturel est grand entre le Québec et la jungle urbaine parisienne! Les coups de klaxons, les embouteillages, les gens pressés, mais dans quel pays de sauvage je vis !
Pour ceux qui ne sont pas au courant, je travaille dans le 15ième arrondissement de Paris comme secrétaire dans une petite entreprise de chauffage plomberie en CDI.. euh pardon en CNE...Le boulot me plaît (enfin!). Un boulot que j'ai décroché au bout d'1 semaine une fois arrivée sur Paris ! Après dire, si mon expérience au Québec m'y a aidé, je ne sais pas.. Toujours est-il que pour 4 candidatures envoyées,les 4 m'ont répondu!
Voilà donc pour les toutes dernières nouvelles, rien d'extraordinaire, la routine est revenue au grand galop :p, mais ça fait du bien de se poser un peu! 
 

Laëtitia BODARD

Occupation
Location
"J'vais t'parler d'ma vie, c'est rare quand ça m'arrive, un moment suffira, y a pas grand chose à dire. Bientôt trente ans et jesais, au moins j'imagine que je n'aurai jamais mon nom dans les magazines. Vois-tu, je suis de ceux que la foule rassure. On ne peut être bien que parmi des milliers. "Has been" avant d'avoir été, c'était un peu dur. Je suivais le cours des choses, j'allais où l'on m'entraînait. J'étais de ces gens-là qui ne choisissaient pas. Tu peux bien penser que ces vies sont des vies vaines. Mais le hasard invente et colorie parfois" (JJ Goldman) Et puis me voilà au Québec !!!! Une sorte de renaissance ... Faut du cœur et faut du courage Mais tout est possible à mon âge.